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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 18:43

Le Bourdon des arbres, Bombus hypnorum (Linnaeus 1758) est un bourdon tricolore très facile à reconnaître avec son thorax roux et l'apex de l'abdomen blanc. Il peut être observé dans les jardins, les parcs et à la lisière des bois. De taille moyenne (Ouvrières 14 mm, Reines 18 mm, Mâles 16 mm), ce bourdon n'est pas une espèce très commune bien que son aire de répartition s'étende à presque toute l'Europe. Il est en progression vers le nord depuis quelques années. Il doit son nom au fait que les colonies sont de préférence fondées dans les troncs creux des vieux arbres, mais l'espèce peut coloniser des nichoirs à oiseaux artificiels ou des boîtes aux lettres, et plus rarement des terriers de rongeurs. Les deux premières photos montrent des ouvrières.

Les bourdons des arbres ne fondent pas de grandes colonies. Chaque nid compte tout au plus une centaine d'individus. La période de vol de l'espèce s'étend de la fin du mois de mars à la fin du mois d'août. Les jeunes femelles et mâles apparaissent en mai et juin. L'espèce participe à la pollinisation de nombreuses plantes à fleurs et n'est pas spécialisée. Le dymorphisme est peu marqué. Les photos 3 et 4, en bas de page, montrent des mâles. Le haut de l'abdomen des mâles est roux, et l'apex de l'abdomen présente en général peu de soies blanches. La face est généralement rousse, contrairement aux ouvrières. Les reines peuvent avoir des soies jaunes sur l'abdomen, au-dessus de la partie blanche.

 

 

 

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 21:07

Le Bourdon des forêts, Bombus sylvarum (Linnaeus 1761), se distingue des espèces proches comme B. pascuorum par son thorax bicolore et la coloration plus pâle des parties jaunes. L'apex de l'abdomen est teinté de roux orangé. Malgré son nom, il fréquente principalement les grands espaces ouverts et fleuris tels que les prairies, les friches et les lisières, souvent au contact du Bourdon des champs. Cette espèce de taille moyenne (Ouvrières 10 à 15 mm, Reines 16 à 18 mm, Mâles 12 à 14 mm. Envergure 25 à 32 mm) fonde des colonies au sol, le plus souvent dans d'anciens terriers de rongeurs. L'espèce est parasitée par Bombus (Psythirus) campestris. Les photos présentées sur cette page montrent des ouvrières.

Les colonies du Bourdon des forêts ne comptent que 80 à 150 individus en moyenne. Les jeunes femelles fécondées quittent l'ancien nid où elles ont passé l'hiver vers le début du mois d'avril pour fonder de nouvelles colonies. Les premières femelles de l'année apparaissent vers la fin du mois de juin, et les mâles commencent à voler vers la mi-juillet. La période de vol de l'espèce s'étend jusqu'au mois d'octobre. Seules les futures reines passent l'hiver ; le reste de la colonie meurt en automne. Les bourdons des forêts se nourrisent du pollen et du nectar de nombreuses plantes à fleurs mais semblent particulièrement attirés par les trèfles rouges.

 

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 19:19

Ce petit bourdon à bandes jaune citron et orange est l'un des plus précoces de son genre. Bombus pratorum (Linnaeus, 1761) apparaît dès le mois de mars et disparaît en juillet. Il ne vit pas très longtemps non plus et en cinq mois l'espèce peut produire jusqu'à trois générations. Les premières jeunes femelles fécondées quittent le nid pour fonder immédiatement une nouvelle colonie, contrairement aux autres espèces. Seules les dernières passent l'hiver. Les mâles (photos 1 et 2) sont faciles à reconnaître avec leur tête, leur collier et leur bande abdominale jaune prédédant l'apex de l'abdomen roux-orangé. Les ouvrières ne présentent pas de bande abdominale jaune, et leur tête est noire.

Tout comme le bourdon des jardins B. hortorum, Bombus pratorum a la réputation de fonder des colonies dans les endroits les plus incongrus. Nichoirs à oiseaux et boîtes aux lettres lui conviennent parfaitement. Les colonies sont de petite taille, dépassant à peine la centaine d'individus. L'espèce butine de nombreuses plantes à fleurs, notamment les trèfles, la lavande, la sauge, les paquerettes, les marguerites et les chardons. Ce bourdon ne fréquente guère les jardins ni les massifs fleuris des villes. De moeurs plutôt rurales, il est surtout présent en lisière des bois, en particulier à proximité des prés et des prairies de fauche. Une autre particularité de l'espèce est qu'elle ne construit pas de cellules spéciales dédiées au stockage du pollen ; ce dernier est entreposé dans les cellules vides du couvain.

Pour l'avoir observé à plusieurs reprises, j'ajouterai que Bombus pratorum est l'une des espèces les moins farouches du genre Bombus, ou l'une des plus tolérantes. La distance de fuite est ridicule si l'on évite les grands gestes, et la proximité de l'humain ne provoque absolument aucune réaction d'alarme. Ça tombe bien, c'est probablement l'une des plus jolies espèces de bourdon, et grâce à eux je sais où trouver beaucoup de mûres cet été.

 

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 15:59

En dépit du fait qu'il soit très commun, Bombus lucorum (Linnaeus, 1761) est une espèce assez difficile à différencier de ses proches cousins, notamment Bombus terrestris, Bombus magnus et Bombus cryptarum. Il se distingue de B. magnus par son collier qui ne descend pas plus bas que la racine des ailes, et de B. cryptarum par l'absence de virgule noire sur la pointe latérale du collier jaune. Il est encore plus difficile de le différencier de B. terrestris, bien que ce dernier présente en général un collier et une bande abdominale plus orangés. Ceci étant précisé, il est très compliqué d'étudier ces critères sur d'énergiques ouvrières sans cesse en mouvement. Les photos 1, 2 et 3 montrent des ouvrières.

L'identification devient plus simple dès la fin du printemps, lorsque les mâles apparaissent (Photo 4, en bas à droite). Les mâles présentent un large collier jaune, une tête jaune et de longues antennes. Chez B. terrestris, les mâles ressemblent aux ouvrières mais chez B. lucorum ils sont très faciles à reconnaître. Ils ont également un aspect plus hirsute, avec des soies plus longues. Enfin, leurs pattes postérieures ne comportent pas de corbeilles à pollen. Ils butinent les fleurs pour se nourrir de nectar mais ne collectent pas de pollen pour la colonie.

 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 18:41

Le Bourdon des jardins, Bombus hortorum (Linneaus, 1761), est l'un des derniers bourdons à apparaître au printemps. Les ouvrières ne peuvent être observées que mi-avril au plus tôt, alors que d'autres espèces, notamment les bourdons terrestres (terrestris/lucorum), sont déjà actives depuis un mois. Les bourdons des jardins sont également tricolores, noirs et oranges, avec le bout de l'abdomen blanc. Ils se distinguent des bourdons terrestres par le fait qu'ils possèdent deux bandes thoraciques orangées (au lieu d'une) ; la première à l'avant du thorax et la seconde à l'arrière, alors que chez B. terrestris/lucorum la seconde bande orangée se situe à l'avant de l'abdomen. Les photos présentées sur cette page montrent des ouvrières butinant des orties blanches.

Le Bourdon des jardins est l'une des plus grandes espèces du genre. la reine peut mesurer 22 mm de long, avec une envergure de 4 cm, et les ouvrières mesurent en moyenne 13 à 16 mm de long, avec une envergure de 3 cm. Leur langue est également la plus longue de la famille des bourdons : 15 mm ! Les bourdons des jardins sont donc capables d'aller chercher le nectar au fond des corolles les plus profondes. Les colonies sont enfouies sous terre à faible profondeur, en général, mais les bourdons des jardins peuvent très bien s'installer dans les endroits les plus inattendus, comme un vieux nid d'oiseau, un nichoir artificiel, une grange, etc. Les colonies sont assez réduites, comparées à d'autres espèces, dépassant rarement la centaine d'individus.

Les bourdons des jardins apprécient le pollen et le nectar de nombreuses plantes, et semblent particulièrement friands de chardons et de trèfle. Dans le passé, ils étaient considérés comme les meilleurs pollinisateurs de haricots qu'un jardinier pouvait espérer dans son potager.

 

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 22:00

Le Bourdon terrestre, Bombus  terrestris (Linnaeus, 1758), et le Bourdon des saussaies Bombus lucorum (Linnaeus, 1761) sont deux espèces très proches pratiquement impossibles à différencier. Ce sont des bourdons de grande taille apparaissant très tôt (dès le mois de mars). Ils se caractérisent par une coloration noire, avec deux bandes oranges (la première à l'avant du thorax et la seconde à l'avant de l'abdomen), ainsi qu'une une bande blanche à l'apex de l'abdomen. Les deux premières photos présentées sur cette page montrent des ouvrières récoltant le pollen sur les chatons d'un Saule marsault mâle. Leur taille varie considérablement (11 à 17 mm) ; en général les premiers oeufs pondus tôt en début de saison par la reine de la colonie produisent des ouvrières de petite taille.

Les colonies de bourdons terrestres sont annuelles. Seules les jeunes reines, c'est-à-dire les femelles sexuées fécondées par les mâles en été, survivent pendant l'hiver et quittent le nid au printemps pour fonder de nouvelles colonies. Contrairement aux ouvrières, les reines des deux espèces peuvent facilement être différenciées. Chez Bombus terrestris, les reines sont noires et oranges (thorax noir, une bande orange à l'avant et une à l'apex de l'abdomen). Chez Bombus lucorum, les reines présentent une bande jaune orangée à l'avant du thorax, une seconde à l'avant de l'abdomen, et une bande blanche à l'apex de l'abdomen, comme les ouvrières. Les deux photos présentées en fin d'article sur cette page montrent une reine Bombus lucorum photographiée sur un Saule blanc au début du printemps.

Ces deux espèces de bourdons forment des colonies au sol, sous terre, souvent dans d'anciens terriers de rongeurs. Les nids de Bombus terrestris se trouvent en général plus profondément enfouis que ceux de Bombus lucorum. Ces colonies sont assez grandes et peuvent rassembler plusieurs centaines d'individus. La langue de ces espèces est plutôt courte pour des bourdons, et ils ont l'habitude de percer un trou sur le côté de la corolle des fleurs trop profondes pour eux afin d'accéder au nectar.

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 17:17

pascuorum1Le Bourdon des champs, Bombus pascuorum (Scopoli, 1763), est un insecte social mellifère vivant en colonie dans des nids terrestres proches de la surface du sol, en général dans les touffes d'herbes ou sous un couvert végétal relativement dense. C'est un Hyménoptère appartenant à la famille des Apidae. L'espèce se reconnaît à la coloration rousse uniforme du thorax et l'abdomen sombre rayé de blanc sale. L'extrémité de l'abdomen est jaunâtre ou vaguement brunâtre, mais pas blanc pur ni roux comme chez d'autres espèces proches. L'identification de certaines espèces est parfois difficile mais celle-ci est très commune et assez facile à reconnaître. Les ouvrières sont plus massives que des abeilles mais ont à peu près la même longueur. Les bourdons des champs sont peu agressifs mais possèdent un dard et produisent du venin.

pascuorum2La colonie, qui ne vit qu'une saison, est fondée par une reine au printemps. Elle creuse le nid et en assure seule l'appovisionnenement dans un premier temps. Puis elle produit des ouvrières, des individus stériles dont la fonction principale consiste à récolter du pollen de l'aube au crépuscule. Plus tard en été, certains oeufs donnent naissance à des mâles qui quittent le nid pour ne plus y revenir aussitôt qu'ils sont capables de voler, puis des femelles sexuées (les futures reines). Les accouplements des mâles et des femelles ont lieu à l'extérieur du nid au milieu et en fin d'été. Les mâles n'ont qu'une fonction reproductive ; ils ne participent aucunnement à l'approvionnement en pollen de leur colonie ni à sa défense. Ils sont plus petits que les femelles et ressemblent aux ouvrières.

Les femelles fécondées seront les seules à survivre dans la colonie pendant l'automne et en hiver. Les mâles meurent à la fin de la période de reproduction, et les ouvrières et la reine ne passent pas l'hiver. Les jeunes reines hibernent au nid, puis se dispersent au printemps suivant pour fonder de nouvelles colonies. Les bourdons sont des pollinisateurs essentiels à la reproduction des plantes, en particulier le bourdon des champs qui butine un grand nombre d'espèces différentes. Les photos présentées sur cette page montrent des ouvrières qui butinaient des orties blanches.

pascuorum3pascuorum4

 

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  • Les bourdons sont trop mignons
  • Les bourdons sont très gentils
  • Les bourdons sont nos amis
  • Les bourdons sont pas feignants
  • Les bourdons sont trop marrants
  • Les bourdons sont pas méchants
  • Les bourdons sont des lève-tôt
  • Les bourdons sont rigolos

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